Lambic, gueuze, kriek ou faro ?

Lambic, gueuze, kriek ou faro ? Un choix cornélien !


Quelle bière bruxelloise choisir ? Il est un fait que si vous êtes un groupe sympa, je vous proposerai sans doute d’épiloguer notre visite de Bruxelles dans un caberdouche du coin. Sympa, le guide. 👍 Par contre, si au moment de commander, vous me faites le coup d’un petit café ou, pire, d’un petit blanc, alors là, je risque fort, en bon stameneigast et  farocrate que je suis, de vous traiter de snob ossekop, me lever et vous balancer un : Alleï, salut en de kost ! Bon, pour la traduction, voir la page idoine.
Par contre, pour la dégustation, c’est par ici. 🍺

Il existe foison de livres, ouvrage et sites sur les bières belges. Je ne vais pas me risquer sur le terrain des zythologues. A plus forte raison que je ne le suis nullement. Dans le cadre de ce site touristique visant à vous aider à préparer votre visite de Bruxelles et – vous l’avez compris en regard de l’introduction de cet article – afin de ne pas mourir idiot devant le guide,😂 je vous livre ici quelques considérations parfaitement subjectives et totalement personnelles sur un quatuor de bières, typiquement bruxelloises.

On les déguste dans la plupart des bons estaminets du coin et si le cœur vous en dit, on se pourra même se faire une zatte processe. Si toutefois, vous logez à l’hôtel et ne devez pas reprendre la voiture.  Une petite liste ? C’est par ici. 🍺

Plus sérieusement, si vous ne devez retenir qu’une seule chose de tout l’article, c’est la phrase suivante : Kriek, gueuze, lambic et faro : au fût ! Pas en bouteille.

Question de goût, de nez, de couleur, d’onctuosité. J’arrête là, je pense que vous avez saisi le message. Et où donc, se livrer à de douces agapes houblonnées ? Cet article vous livre quelques idées. Toujours en toute indépendance et totale subjectivité.

Bon, on s’y met : vous êtes plutôt kriek, gueuze, lambic ou faro ? Quelle bière bruxelloise choisir ?

Lambic


La base. Le socle. Nom masculin, ceci dit en passant.
Le lambic est un pur produit local : vallée de la Senne et Pajottenland (à l’extérieur de la ville, côté ouest).
Pour les connaisseurs, il s’agit d’une bière de fermentation spontanée.
Au goût relativement acide, et pour parodier l’ancienne publicité pour le Canada Dry : ça ressemble à de l’alcool, ça sent comme l’alcool, ça a le goût de l’alcool … mais ça ne ressemble pas à de l’alcool. Voilà tout ce qui en fait, à la fois le charme et le danger. Car c’est qu’il se laisse boire, le lambic. Sans pétillant ni mousse, et titrant environ 5° d’alcool, il se boit comme de l’ice tea. A plus forte qu’il lui ressemble. Buvez-en quatre ou cinq verres, et le lever de table fera la joie de vos voisins de table.
Pour mieux comprendre ce qui suit, le lambic sert aussi de base pour la production du faro, de la gueuze et de la kriek. Vous comprenez mieux le titre de l’article.😉
Personnellement, le lambic, c’est toute ma vie estudiantine. A la Bécasse. A la glorieuse époque des guindailles. Souvenirs émus de la descente du premier étage aux toilettes. Escalier étroit, en colimaçon. Vous imaginez la suite. Mais qu’est-ce que c’était bon, le lambic, accompagné de chansons à boire. A moins que ce ne soit l’inverse.

Kriek

Bière aromatisée à la cerise, à base de lambic. Goût acidulé. Bon à savoir.
Personnellement, en été, quand il fait chaud. Une bonne kriek fraîche, au fût, en terrasse, au  Pochenellekelder, en me moquant des touristes extasiés devant le petit Julien.Que du bonheur ! 

J’avoue ne pas trop aimer grignoter avec une kriek. Son goût de cerise étant assez prononcé, elle est assez difficile à marier. Mais qu’est-ce que ça étanche bien de la soif, après un guidage. Surtout conjugué au pluriel. Oups !

Gueuze

Bière obtenue à partir de l’assemblage de bières… lambic. Hé ! Lambic jeune (6 à 12 mois) et vieux (jusqu’à 3 ans). Mélangés, pour être ensuite refermentés. Personnellement, la gueuze, c’est la boisson de ma jeunesse. Il faut dire que je suis fervent supporter d’Anderlecht. Bon, celle-là, seuls les Belges amateurs de football peuvent la comprendre. Certains agrémentent la gueuze de grenadine ou morceau de sucre. Grand bien leur fasse. En ce qui me concerne, c’est nature et accompagné d’une belle assiette mixte, fromage à pâte dure et charcuterie au goût prononcé. 

Faro

Tout comme la gueuze, cette bière est obtenue à partir de lambic. Mais cette fois, on y ajoute du sucre candi pour la refermentation.  En terme de goût, je la place entre la gueuze et la kriek. Le faro (aussi un nom masculin) a subi une grosse perte de popularité au vingtième siècle, mais avec la prolifération des micro-brasseries et le développement du passionaria pour la zythologie, il est revenu à la mode. Pour le grand plaisir de nos palais. J’apprécie le déguster avec une tranche de pain au plattekees et quelques tranches de kipkap

Quelle bière bruxelloise choisir ? Peu importe, donc. Mais : souvenez-vous de l’essentiel : kriek, gueuze, lambic et faro : au fût ! Pas en bouteille.
Et pour une liste de lieux où tester tout ça, c’est par ici. 
Allez : santé ! 🍺

 

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